
L’adénome de prostate est enlevé complètement en ne laissant que la coque prostatique à l’instar d’une orange dont on extrairait que la pulpe en laissant la peau quasi intacte. Une incision (horizontale ou verticale) est pratiquée dans l’abdomen entre le nombril et le pubis, puis dans la vessie. L’adénome est ainsi atteint depuis la vessie puis retiré.
La durée d’hospitalisation est de 7 à 10 jours.
L’anesthésiste que vous verrez en consultation avant l’intervention vous expliquera le type d’anesthésie souhaitable (régionale ou générale), ainsi que les risques potentiels.
Une perfusion sera posée pour l’intervention. Une transfusion sanguine est rarement nécessaire.
Une sonde vésicale ou une sonde de cystostomie sera mise en place ainsi qu’un drainage de plaie.
Un lavage de vessie est parfois nécessaire afin d’éviter la formation de caillots dans la vessie. Ce lavage sera maintenu jusqu’à ce que les urines soient claires.
L’alimentation sera reprise 2 à 3 jours après l’intervention. A ce moment, il vous sera recommandé de boire abondamment.
La sortie se fera 1 ou 2 jours après l’ablation de la sonde.
Les complications sont rares, elles sont données à titre indicatif.
Complications immédiates
L’hémorragie per-opératoire : la coagulation du sang est vérifiée avant l’intervention. Il est rare que l’hémorragie per-opératoire nécessite une transfusion sanguine ou une réintervention pour enlever les caillots de la vessie. le lavage vésical évite la constitution de caillots dans la vessie. Si ce lavage est mis en place, il doit fonctionner en continu.
Complications précoces (de l’intervention jusqu’à un mois)
la sténose du méat (extrémité de l’urètre) : s’il n’y a pas de sonde dans l’urètre, cette complication est évitée.
la reprise hémorragique par chute d’escarre, le plus souvent vers la 2° ou 3° semaine après l’opération, alors que les urines sont claires : le saignement peut être important avec émission de caillots, dans ce cas, il faut être réhospitalisé pour pratiquer un lavage de vessie. Cette éventualité est rare, généralement les urines sont un peu rouges, et il suffit de boire abondamment, éviter de prendre de l’aspirine et tout rentre dans l’ordre.
rétention d’urines juste après l’ablation de la sonde : cela peut être du à un obstacle résiduel (caillots dans la loge prostatique), ou à une vessie sans force de contraction.
une infection fréquente et parfois fébrile peut être responsable d’une épididymite douloureuse (douleur des testicules). Un traitement antibiotique d’une dizaine de jours fera facilement disparaître cette infection.
souvent, des troubles mictionnels persistent comme des envies fréquentes, des brûlures, parfois des fuites incontrôlées. Il faut plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant que tout rentre dans l’ordre.
Complications tardives
les problèmes sexuels : éjaculation rétrograde fréquente (90 % des cas), impuissance plus rare (moins de 10 % des cas).
sténose de l’urètre : elle est évitée si on a pu mettre la sonde directement à travers la vessie (cystostomie) sans passer par l’urètre.
la vraie incontinence est exceptionnelle avec ce type d’intervention.
la sclérose du col vésical : elle est possible (3 % des cas) puisque l’on isole la loge qui contenait l’adénome, de la vessie. Elle se traite par une incision à travers le canal de l’urètre.
l’infection persistante : elle se rencontre notamment lorsque la vessie est très abîmée avec des diverticules.
la récidive de l’adénome qui nécessite une nouvelle intervention : elle est très rare après cette opération, beaucoup plus rare que lorsque l’intervention est réalisée par le canal.
le cancer : il faut faire surveiller l’absence d’apparition du cancer de la prostate, comme chez les personnes qui n’ont pas été opérées.
Cette liste des complications potentielles, qui sont rares, vous est donnée dans le but de mieux vous informer. Elle ne doit pas vous inquiéter mais plutôt vous rassurer car le maximum sera fait pour qu’elles ne se produisent pas. Les résultats de cette intervention sont meilleurs que lorsqu’on la pratique par le canal (résection endoscopique). C’est surtout le volume de la prostate qui conduit à faire l’intervention par voie classique plutôt que par voie endoscopique.
Bonjour, j’écris depuis la Suisse :
Voici mon problème :
Mon oncle s’est fait opéré il y a environ deux ans de deux hernies et à ce moment-là sa vessie a été endommagée lors de la pose d’un filet. Puis il a eu un cancer de la prostate, il a été opéré et lui ont enlevé l’entier de la prostate. Dès lors, il n’a malheureusement pas arrêté de faire infections sur infections (abcès)(serait-ce un germe résistant ou le fait que sa vessie ait été endommagée ???) ou cela peut-il également être une erreur médicale ??? Mille mercis pour vos conseils et votre aide !!!
Je dois subir une "résection de la prostate". Mon urologue m’a expliqué qu’il passait une sonde par l’urètre pour l’intervention + une entrée au dessus du pubis en cas de problème, pour accélérer le processus éventuellement. Ayant des problèmes cardiaques, je suis sous Aspégic. Mon urologue me prescrit du "Cebutid" à faire valider par mon cardiologue. Ce dernier demande de le remplacer par de l’héparine. Qu’en pensez vous l’héparine est un anti-coagulant. Est-ce que le risque d’hémorragie n’est pas le même ?
Merci.